Chirurgie réparatrice

Au bout de un à deux ans, la stabilisation du poids étant obtenue, se pose alors le problème de la réparation cosmétique. Il s’agit en général des seins, de l’abdomen et des membres, face interne des bras ou face interne des cuisses. Cette chirurgie réparatrice concrétise la guérison, et exerce un effet psychologique salutaire chez une patiente qui n’osait plus se regarder déshabillée.

La liposuccion

La liposuccion consiste à aspirer les surcharges graisseuses localisées à l’aide de canules introduites par de petites incisions. La quantité de graisse aspirée ne dépasse pas en général 2 à 3 litres. Les surcharges graisseuses qui déforment la silhouette sont localisées le plus souvent sur les hanches et les cuisses, classique culotte de cheval, ainsi que sur l’abdomen, mais aussi sur les genoux et les bras.

Les plasties

Les plasties mammaires

Elles consistent à remodeler les seins de façon harmonieuse et symétrique par rapport à la silhouette après amaigrissement. Selon les cas 3 interventions peuvent être proposées :

  • La plastie pour hypertrophie
    L’intervention consiste à retirer la peau et les tissus glandulaires en excès, à remonter les seins de façon harmonieuse et symétrique en repositionnant le mamelon. Les cicatrices entourant l’aréole sont disposées en T inversé.
  • La plastie pour ptose
    L’intervention consiste à remonter la glande, à recentrer le mamelon et l’aréole et à retirer l’excédent de peau en remodelant le galbe des seins.
  • La plastie avec prothèse
    Après un amaigrissement massif, le sein est déshabité et la seule possibilité est de mettre en place une prothèse, soit en avant, soit en arrière des muscles pectoraux pour lui redonner une forme esthétique. Les prothèses de nouvelle génération sont soumises à des normes officielles de sécurité sanitaire rigoureuses.

L’abdominoplastie

L’abdominoplastie est une dermolipectomie qui vise à supprimer l’abdomen pendulum graisseux qui retombe en besace sur le pubis, voire les cuisses après amaigrissement massif. Après une incision arciforme cachée dans la zone du slip, le sac cutanéo graisseux est décollé jusqu’au niveau des côtes, la peau retendue et l’excès sectionné, l’ombilic est repositionné. Il est recommandé de corriger la distension des muscles (diastasis) en les rapprochant pour créer un abdomen plat, de compléter l’intervention sur certaines zones comme les flancs ou la partie supérieure de l’abdomen par une liposuccion. Une suture intra dermique assure la qualité de la cicatrice, un pansement compressif est mis en place durant la phase de cicatrisation, en général le premier mois. La durée d’hospitalisation est de l‘ordre de 3 à 5 jours et les douleurs sont très bien contrôlées. Il est conseillé les premiers temps de fléchir légèrement le tronc pour ne pas distendre les sutures. L’abdominoplastie peut être complétée de façon circulaire, réalisant un « body lift » par résection de la surcharge cutanéo-graisseuse postérieure.

La plastie brachiale

Cette intervention consiste à réséquer l’excès cutanéo-graisseux de la face interne du bras et nécessite une longue incision verticale cachée en dedans.

La plastie crurale

Elle consiste à enlever l’excès cutanéo-graisseux de la partie supérieure de la face interne de la cuisse afin de retendre la peau de la région et lui redonner une forme harmonieuse.

Caractères généraux de ces interventions

Ces réparations sont de véritables interventions chirurgicales et doivent être pratiquées par des chirurgiens compétents, dans une clinique bien équipée selon la procédure de prise en charge de toute opération : consultation chirurgicale et cycle pré opératoire approfondi, examen évaluant les risques, information éclairée du patient et photographies. La procédure se déroule sous anesthésie générale. Un soin particulier est apporté aux cicatrices, ce que réalisent un surjet intradermique et des stéristrips de renforcement. Pour prévenir les hématomes ou les épanchements, une stricte attention doit être apportée au contrôle des saignements, des pansements compressifs modelants sont de mise. Le séjour hospitalier est variable de 1 à 5 jours. Pendant 3 mois, il faut éviter de mettre les cicatrices au soleil.

Les complications

Les complications générales, comme l’infection ou l’embolie pulmonaire doivent être prévenues par des protocoles rigoureux avec antibiotiques et anti coagulants. Des complications locales peuvent survenir, à type d’hématome ou de sérome et plus souvent une infection de la plaie, voire une nécrose de la peau.